C’est le genre de nuit où tu te réveilles en pensant : « putain, j’ai dormi dans une œuvre d’art ? » J’étais à Barcelone, il y a deux ans, dans un petit hôtel dissimulé dans une ruelle de l’Eixample — pas un truc de luxe, non, plutôt un coin en pierre blanche, avec des portes en bois sculpté et un escalier en fer forgé qui grince comme une vieille chanson. Et là, en me réveillant, j’ai eu cette sensation bizarre, comme si l’air même de la chambre avait une histoire à me raconter. C’est comme ça que j’ai compris : dormir à Barcelone, c’est pas juste poser sa tête sur un oreiller, c’est s’installer dans l’âme de la ville. ...