Il y a un moment, à Paris, où le soleil commence à se coucher et que les rues, jusque-là animées par la course du métro et les rires des passants, se métamorphosent. C’est ce que nous avons ressenti en sortant de la tour Eiffel, le vent frais du bord de Seine dans les cheveux, les jambes encore lourdes de marches et les yeux remplis de l’or du crépuscule. Et c’est là, dans cette douce lenteur du 17ème arrondissement, que l’hôtel s’est dessiné comme une promesse : pas de faste, pas de bruit, juste une porte qui s’ouvre avec une chaleur discrète, comme si on revenait chez soi. On s’en souvient, ce jour-là, on avait oublié de charger le téléphone, mais on n’en avait pas eu besoin. La ville, enfin, semblait respirer. ...